Le 22 janv. 2020

Comment stabiliser le réchauffement climatique?

Par Jean Jouzel

Réchauffement climatique, déséquilibres démographiques, épuisement des ressources rares, migrations mondiales… Le cycle Où va le monde explore les questions d’actualité pour mieux appréhender le monde de demain.

JEAN JOUZEL

Né en 1947 à Janzé, Jean Jouzel est climatologue, diplômé de l’école supérieur de chimie industrielle de Lyon. Directeur de Recherche Emérite au CEA, Jean Jouzel a fait dans cet organisme l'essentiel de sa carrière scientifique largement consacrée à la reconstitution des climats du passé à partir de l'étude des glaces de l'Antarctique et du Groenland. Directeur de recherche au CEA à partir de 1995, il devient professeur émérite en 2016. De 2002 à 2015 il a été vice-président du groupe de travail scientifique du GIEC (organisation co-lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2007).  Conjointement avec Claude Lorius, il a en 2002, reçu la Médaille d’or du CNRS. En 2012, il a reçu le Prix de la Fondation Albert II de Monaco et le Prix Vetlesen, considéré comme le « Nobel des Sciences de la Terre et de l’Univers ». Il est membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie d’Agriculture, et membre étranger de celle des Etats-Unis (NAS). Depuis 2009, il préside l’association Météo et Climat. Il est Commandeur de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre du Mérite. 

Si rien n’était fait pour diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, nous irions à horizon 2100 vers un réchauffement moyen compris entre 4 et 5°C, voire plus, tandis que les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris nous mettent, à cette échéance, sur une trajectoire d’un réchauffement déjà supérieur à 3°C. Les conséquences seront importantes quel que soit le type d’impact considéré. Prises dans leur ensemble, elles se traduiront par un risque d’accroissement des inégalités entre ceux - pays, populations, secteurs d’activité, etc. -  qui pourront y faire face et ceux qui ne le pourront pas, y compris dans les pays développés.

De son côté, le rapport spécial du GIEC adopté début octobre 2018 montre que chaque demi-degré compte, qu’il y a des avantages indéniables à limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à 2°C - et a fortiori 3°C ou plus. Mais cela implique de réduire les émissions mondiales de CO2 de 45% en 2030 par rapport à leur niveau de 2010, d’atteindre la neutralité carbone en 2050, et d’extraire du CO2 de l’atmosphère tout au long du 21ème siècle. L’objectif, pour être atteint, suppose que soient mises en œuvre des transitions d’une rigueur sans précédent dans tous les domaines de l’activité sociale.

  • Cycle : Où va le monde

  • Durée :  01:30
  • Lieu :   Théâtre Claude Lévi-Strauss
  • Dates :
    Le mercredi 22 janvier 2020 de 18:30 à 20:00
  • Accessibilité :
    • Handicap moteur
  • Public :   Tous publics
  • Categorie : Université populaire
  • Gratuit (dans la limite des places disponibles)

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